Thomson’s Fall

Ten days to go.

C’est le rush final avant le retour en France. Quoi, le boulot ? Non, je parle de tenter de faire un maximum de trucs dans les jours restants. Or donc hier c’était le weekend, et qui dit weekend dit excursion (en tout cas qui le dit autour de Janis Joplin, qui déborde décidément d’énergie).

Nous voici donc parti-e-s vers Nyahururu, ville de montagne (2300m) où l’ont peut trouver la Chute de Thomson, du nom de l’anglais qui l’a « découverte » (les kenyans passant à coté depuis 10 000 sans rien voir, je suppose). Départ aux aurores (bon, à huit heures et demi, mais pour le weekend c’est l’aurore), trois heures et demi de voiture en perspective. Passage sur les bords de la Vallée du Rift, vue magnifique (et pas de photos, j’ai tenté mais ça ne donnait rien). Quelques camions dont le moteur a lâché dans les côtes, quelques nids d’autruches (oui, à cette échelle on ne parle plus de nids de poules), mais Janis est une conductrice émérite et notre monospace se joue des obstacles.

Nyahururu, donc. Eh bien c’est simple, ça tient en quatre rues et un rond-point. Nous sélectionnons un point de chute, le Corner Lodge, qui a l’avantage d’une cour intérieure où garer la voiture, puis nous partons déjeuner.

Je tente le curry de poulet. Visiblement personne ne leur a jamais expliqué ce que c’était qu’un curry, parce que me l’on m’apporte un poulet à la provencale (nonobstant, très bon). Janis déclare que c’est la première fois que l’on lui sert des samossas ratés. Bon. On tentera un autre restaurant ce soir.
Nous nous dirigeons vers la chute, et sommes apostrophé-e-s par les vendeuses de souvenirs on promet de revenir après avoir vu les chutes. Nous payons notre écot de 200 shillings (~1€80). Effectivement, 70m de dénivelé, c’est assez impressionnant. Un sentier/escalier permet d’arriver au pied. On a une impression de jungle impénétrable alors que la ville est à 100 mètres, c’est assez impressionnant. Nous mitraillons à qui mieux mieux avant de remonter. Bar adjacent, sodas, parties de manille (jeu qui se joue à deux avec 32 cartes et bien plus intelligent que la bataille. D’un autre coté, c’est pas très difficile).

Le lendemain, rando sur les hauteurs. A part de multiples points de vue sur les chutes, il n’y a pas grand chose à voir. Ca aurait valu le coup d’inclure le passage à Nyahururu dans un roadtrip un peu plus large. Déjeuner rapide, retour en voiture. Le long d’une corniche, embouteillage qui nous fait poireauter une heure. On en profite pour lire (Janis Le Trône de fer, moi Freedom de Jonathan Frazen).

Fall

Rappelons que la ville est à 100m
Rappelons que la ville est à 100m
Pas forcément le meilleur endroit pour réfléchir à ses choix de vie.
Pas forcément le meilleur endroit pour réfléchir à ses choix de vie.

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