In the air

C’est bon, je suis à l’Institut Français de Pondichéry (que l’on va abréger en IFP pour la suite). L’air est épais comme du manioc, comme dirait Lavilliers.

20 heures de voyage donc, dont je vais vous infliger le détail.
Ça a commencé par une approche hésitante de l’aéroport Charles de Gaulle, a coup de nationales, de départementales et de GPS qui se contredisait toutes les trente secondes. Après un enregistrement interminable des bagages et une attente au milieu des boutiques Vuitton et Ray-Ban du terminal, embarquement. Mon billet bugue : catégorie invalide. Et c’est comme ça que l’on se retrouve en classe affaire, à jubiler. On fait un peu moins le malin quand on voit l’autre type à qui c’est arrivé se faire rétrograder, mais finalement, c’est bon pour moi.
La classe affaire c’est donc :
un stewart qui te mène à ton siège, des fois que tu sois trop bête pour le trouver toi-même.
Un jus de fruit, une serviette chaude, un kit voyage avec de l’eau de Cologne avant même que l’avion décolle.
Un repas avec trois choix de plats, que l’on te pose avec une nappe sur ta tablette.
Une large sélection de journaux internationaux, parmi lesquels le Figaro mais étrangement ni Libération ni l’Humanité.
Et surtout, une vraie position allongée pour la nuit, te permettant d’effectivement dormir en avion,
Sinon, on était 8 à tout casser sur 28 places en classe affaire, mais visiblement faut pas surclasser trop de pauvres d’un coup, après ils ne se sentent plus.

A Delhi, puisqu’il a bien fallu quitter mon doux paradis capitaliste pour prendre ma correspondance, la douane avait l’air nerveuse : fouille au corps de tout le monde, plus vérification des bagages. En fait, un terroriste a fait exploser la voiture d’une diplomate israélienne à 200 m de la maison du premier ministre, alors oui ils sont un peu sur les nerfs.
Bref, j’ai fini par repartir (mais pas en classe affaire, malheureusement). C’est à l’arrivée à Chennai que je me suis vraiment senti en Inde : on est sorti sur le tarmac, une grande claque de chaleur. Ensuite, 2h30 de taxi jusqu’à Pondichéry et récupération de la chambre.

Je viendrais te voir quand tu dormiras...
Pourquoi mettre un petit panneau ''toilettes hommes'' quand vous pouvez mettre un poster 2x3m² ?
La classe affaire.

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