XVIIe

Nouvel appartement rive droite et en banlieue. La banlieue en soi est pas folle architecturalement mais par contre le coin de Paris à proximité immédiate est riche en constructions surprenantes.

Immeuble art mi-nouveau/mi-déco
Sainte-Odile (ou Orthanc, jury’s still out on this one)
Invaders et retoucherie
Pas du tout une entrée secrète vers un service secret ésotérique défendant la France contre des abominations eldritchiennes, non non non (en vrai c’est une sortie de secours de l’espace Champerret)
Sculpture de bâtiment sur fond de bâtiments, parfait pour se flinguer la perception de la perspective. 

La cache, de Christophe Boltanski

Un roman typiquement français, où l’auteur/narrateur revient sur le passé de sa famille. J’étais un peu dubitatif au début, mais en fait ça se lit bien, la narration qui fait des allers-retours dans le temps fait que l’on comprend au fur et à mesure les tenants et les aboutissants de l’histoire. Accessoirement les travaux de son père sont pas du tout évoqués dans le bouquin (contrairement à ceux de ses oncles), mais c’est le fils du sociologue Luc Boltanski.

Master of None, d’Aziz Anzari et Alan Yang

Saison 1 :
Série en dix épisodes sur la vie d’un acteur new-yorkais d’origine indienne. La série est efficace, elle parle de relations amoureuses, amicales et familiales, de racisme et de sexisme, de la vie dans nos sociétés occidentales contemporaines et connectées et Anzari est excellent dedans.

Saison 2:
Super premier épisode, filmé en noir et blanc (de façon générale j’aime beaucoup les séries qui font des expérimentations esthétiques de ce genre et sortent un peu de la caméra neutre). De façon générale c’est une bonne saison, je pense que j’ai préféré les épisodes auto-suffisants à ceux qui développaient l’intrigue de la série. Mention spéciale à l’utilisation de la langue (de l’italien principalement mais aussi de la langue des signes, un peu du français), avec des personnages qui parlent tous dans leur langue sans sous-titres incrustés dans la vidéo.

J’ai trouvé la romance développé un peu convenue mais le fil narratif sur la carrière télévisuelle de Dev est intéressant (et j’ai trouvé intéressant d’avoir un personnage (Chef Jeff) présenté du point de vue masculin de Dev comme positif, avant qu’on ait la révélation qu’il est un prédateur sexuel et que Dev se retrouve dans une position inconfortable en travaillant avec lui. Après je trouve qu’il aurait été intéressant d’avoir justement un épisode montrant d’un point de vue féminin les interactions avec Chef Jeff pour que ce ne soit pas présenté juste à travers le regard de Dev (et comme un dilemme un peu abstrait pour lui).

Et pour ne rien gâcher, la bande-son de la série est vachement bien.

Smart, de Frédéric Martel

Essai sur l’usage d’Internet à travers le monde, dont la thèse est que ces usages varient considérablement en terme de censure, de services utilisés, de sites consultés, en fonction des différents territoires géographiques, linguistiques, communautaires, au point qu’il faudrait parler des internets plutôt que de l’Internet unique. Intéressant mais inégal, il y a des moments où Martel est trop dans le descriptif (voire dans le narratif, à la Robert Fisk (paie ta comparaison compréhensible par quatre personnes) et pas assez dans l’analyse. « Là y’a ça ». Eh bah c’est super.

Plus pertinent quand il parle spécifiquement des modifications de la façon dont on consomme la culture avec Internet, ce qui à l’air d’être plus son turf.

Nice

Promenade dans Nice, quelques photos au passage entre deux glaces chez Fennochio. Y’a des coins vraiment moches architecturalement mais le vieux Nice est joli en termes de bâtiments et de petites ruelles. On sent fortement l’influence italienne.

Ciel bleu et façades colorées

Cadran solaire et tour (Lycée Masséna)

Lycée de garçons (mosaïque dans le lycée Masséna)

Immeuble et bow-windows d’angle