The Singer distance, d’Ethan Chatagnier

Roman de science-fiction étatsunien paru en 2022. Il existe une vie sur Mars. L’Humanité s’en est aperçu dans les années 1860, et une forme de communication à base de messages gravés sur les deux planètes s’est établie. Mais la communication est relativement unilatérale : les Martiens posent des questions mathématiques, les Terriens les résolvent. Einstein a répondu aux Martiens en 1933, puis le niveau des mathématiques posées a été au delà des compétences terriennes. Jusqu’en 1960, où une jeune mathématicienne, Crystal Singer, pense avoir trouvé la solution et se lance dans un voyage avec 4 de ses camarades d’université pour rédiger le message à côté du message d’Einstein.

Pitch de SF alléchant ? Eh bien oubliez tout ça. Le livre se concentre très peu sur son univers uchronique et ses implications pour à la place nous faire adopter le point de vue de Rick, l’amoureux de Crystal. Il est mathématicien aussi mais pas du tout au même niveau qu’elle, mais par contre il est totalement admiratif et transi d’amour, là où elle est principalement focalisée sur la résolution des équations martiennes. Le point de vue de Rick est plutôt réussi, et il y a une certaine poésie à cette communication interplanétaire avec des encres bioluminescentes étalées sur des kilomètres, mais j’avoue que vu le pitch uchronique de base, je ressens une certaine frustration à ce qu’il ne soit pas davantage exploré : la connaissance d’une vie martienne et l’émulation scientifique qu’elle apporte n’a aucun impact sur l’Histoire de ce monde, on n’aura aucun détail sur les Martiens elleux-mêmes. Mais ça reste un roman réussi sur le fait d’aimer des gens qui n’arrivent pas à être présents pour vous même s’ils vous aiment en retour.

Recommandé si vous n’aimez pas les uchronies.

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