Film étatsunien de 2024. En trois actes présentés antéchronologiquement, on suit la vie de Charles Krantz, comptable étatsunien. L’idée est de montrer « l’extraordinaire dans une vie ordinaire », mais je n’ai pas été très convaincu par le film personnellement. La structure antéchronologique n’apporte pas grand chose à part créer de la tension artificielle dans le premier acte parce qu’on ne comprend pas ce qui se passe (mais ce sera expliqué avec forces détails ensuite, parce que le film prend beaucoup le spectateur par la main). On voit donc trois moments : sa mort, une journée où Chuck sort de sa routine et se met à danser dans la rue, et le moment de sa jeunesse où il a appris à danser. Je trouve que ça résume très mal une vie, on voit des moments qui sont par définition extra-ordinaires, et on a très peu accès à sa vie intérieure. Je trouve par ailleurs que c’est une version très lisse d’une « vie ordinaire » : pas de conflictualité, les moments que l’on voit sont baignés dans une jolie lumière, ça fait très artificiel, au point que je me suis demandé si la partie 2 était aussi une sorte d’hallucination lors du visionnage. En fait c’est une forme de survol d’une vie, on voit les choses de très très loin : on n’a aucune idée de la relation de Chuck à sa femme et à son fils, de comment il a vécu son travail ou l’annonce de sa maladie. À la limite c’est presque la version Instagrammable d’une vie : on voit les moments avec des chorégraphies des points clés facilement résumables et finalement le slide show de bilan quand reprend tous les éléments pour voir son monde intérieur.
Bon par ailleurs il y a des points que j’aime bien : voir Tom Hiddleston c’est toujours sympa, les histoires de petits gamins chétifs qui se transcendent en dansant c’est chouette aussi.