Sanatorium, A

Exploration d’un ancien sanatorium dans les montagnes. Très facilement accessibles, bien attaqué par les éléments mais sans problèmes d’intégrité structurelle. Beaucoup de visites (on a même croisé des familles), beaucoup de tags. On a exploré uniquement le bâtiment principal, ce qui a déjà pris toute une après-midi. J’y retournerai bien pour explorer le reste des bâtiments.

Graphe
Piscine 2
Piscine 1

Jaune et bleu
Cuisines
Jaune et bleu
Pacman
1D6
Couloir et lampe

Col de Vence

Promenade du côté du Col de Vence. Un peu de géocaching, un peu de grêle, un peu de soleil, on est pas montés très haut mais c’était sympa comme balade.

lacet et trio
Rayons de soleil sur les colline
Rais de soleil sur Grenoble
Silhouette
Arbre penché

Tréfonds, 48-1

Descente dans le XVI. Réseau très propre, couloirs larges, grandes salles et beaucoup d’art. Salle Z’ et couloir pour commencer. Comme on n’avait pas de plan très précis, on a commencé à faire un relevé (partiel) des inscriptions.

Happy Esther & Happy Tream
Relais pour prise électrique
Puits, vu d’en bas.
Arches
Rue de Lubeck
Côté du Levant
2. J. 1850.
Arches
Niche dans le mur
Mur et explorateur
Mini Psy
Z’ RIP et PSY – No Limit

Diverses photos urbaines et un accident de vélo.

Petit accident de vélo : une camionnette a pilé pour ne pas renverser un cycliste  qui lui faisait une queue de poisson, j’étais derrière, trop près, je n’ai pas pu l’éviter à temps, ma main droite est passée à travers le phare arrière gauche et mon épaule a frappé la camionnette. Ce n’est pas très grave, mais j’ai quelques points de sutures sur le dos de la main et un bandage qui en limite singulièrement l’usage. Je suis un peu limité en cyclisme, en prise de photos, même un peu en vitesse de frappe à l’ordi.

Anyway, quelques photos prises avant l’accident pour les trois premières, et après (par OC, qui a fort gentiment accepté de me servir de main, surtout qu’à ce moment je sortais de l’opération et que j’avais tout le bras droit anesthésié). Un peu de jeu sur les contrastes, de retouches et de manipulations sur celle prises par OC, pour dire que j’ai fait qq chose dessus quand même.

invaders disquette
#backtothestreet
BAMENDA
Good morning
Ladies & Gents
#backtothestreet, urinoirs et plantes
Lignes de fuites et Olympiades
Têtes
Tags aux étoiles

Culture

Séries :
Doctor Who Christmas Special S10. Petit épisode de Noël de Doctor Who pour patienter en attendant la prochaine saison. Il parlait relativement peu de Noël et fonctionnait plutôt bien. Des comics, des super-pouvoirs, des aliens très méchants, et des pistes laissées ouvertes que Moffat va probablement réutiliser dans son grand adieu à la série.
Sherlock, S04E01, The Six Teachers. J’ai pas aimé. C’est lent, c’est mal filmé (toutes ces surimpressions, bon sang, on est dans les 80’s ou quoi ?), les énigmes sont prévisibles et sans trop d’intérêt, on a un bon cliché de Woman in the Fridge ainsi que de meuf qui est totalement downgradé par rapport à la puissance qu’elle devrait avoir, plus quelques clichés orientalistes pour la bonne mesure. C’est tous les tics d’écriture pourris de Moffat, sans les côtés intéressants. Donc je vais arrêter les frais là pour cette série et garder du temps pour regarder des trucs intéressants au moins par un aspect à la place.

Utopia, de Dennis Kelly. Série sur un complot par une organisation extra-gouvernementale maléfique. L’histoire et les personnages sont cools, et j’aime beaucoup les choix de mise en scène : la palette de couleurs très vives, les focales courtes qui font que l’arrière-plan, même s’il contient des personnages s’approchant, reste flou, et qui te fait prendre conscience de la présence de la caméra, à rebours de beaucoup de séries qui tentent de la gommer au maximum. Par contre t’as l’impression qu’ils vivent dans un univers où on a pas inventé les photocopieurs et y’a quelques incohérences dans les comportements des gens (quand leur troisième révélation de volte-face est absurde parce que si vraiment ils étaient de ce côté là depuis le début, ils avaient mille occasions avant). La saison 2 est moins cohérente que la première, c’est dommage (trop de révélations faites trop vites je dirai). Mais c’est toujours aussi bien filmé, et l’épisode 1, qui est intégralement un flash back sur la génération précédente, filmé avec une caméra d’époque, est génial.

A Series of Unfortunate Events. Adaptation par Netflix de la série de livres éponyme. C’est bien adapté, avec pas mal de clins d’œil au spectateur (« Aller au cinéma ? Je préfère regarder des longs formats télévisuels de chez moi, c’est bien plus confortable »), de confusion sur l’époque à laquelle se déroule l’histoire, et de références pour celleux qui ont lu les livres (détails d’arrière plan, catchphrases faisant référence aux tomes à venir où à ceux d’All the Wrong Questions), et une histoire qui s’écarte du canon pour donner des éléments nouveaux et pour intégrer dès le début les éléments qui n’arriveront que dans les tomes suivants dans les livres. Bref, un énorme appel du pied aux fans.

Films :
La Loi de la Jungle, d’Antonin Peretjatko. Un stagiaire du Ministère de la Norme part en Guyane faire certifier un projet de piste de ski. C’est une comédie joyeusement absurde, avec beaucoup de non-sens. Il y a un petit côté L’Étreinte du Serpent dans le voyage halluciné dans la jungle avec les mêmes rencontres avec des communautés absurdes.

La Sociale, de Gilles Perret. Film sur la mise en place de la Sécurité Sociale par Ambroise Croizat et Jacques Laroque au sortir de la seconde guerre mondiale, et sur les attaques et remises en cause qu’elle a subi. Images d’archives, entretien avec des témoins de l’époque, des historiens et économistes actuels et des opposants à la Sécu, mais aucune entrée dans les mécanismes du fonctionnement lui-même. Personnellement j’ai bien aimé, mais on peut rester sur sa faim.

Ex Machina, d’Alex Garland. Un programmeur de la plus grosse compagnie technologique du monde est invité par son patron, misanthrope et génial à passer une semaine dans sa résidence perdu au milieu de nulle part. Il découvre que son patron a inventé une intelligence artificielle et qu’il doit la tester pour décider si elle passe ou non le test de Turing. J’ai bien aimé le portrait du patron en brogrammeur (programmeur connard avec les codes de conduites de étudiants des fraternités américaines : grosses cuites et détox le matin, sport et propension à appeler tout le monde « dude »). Mais bon, en terme d’IA je trouve ça relativement limité. Ok ça met en scène la question de l’IA qui doit persuader un agent extérieur de la laisser sortir de sa boîte, mais après ça joue sur le mec un peu reclus qui rencontre une fille intéressante et bon, merci mais j’ai déjà vu ce film trop de fois. Ça met bien en scène le male gaze mais je trouve que y’a pas tant de recul que ça dessus. Les décors et la maison moderne perdue dans les bois sont très jolis aussi mais pareils, les décors immaculés et somptuaires ça revient trop, je préfère les films un peu plus réalistes. Après, je suis partagé, parce que y’a plein d’éléments ridicules (genre le mec qui décrète « mon IA peut faire l’amour, y’a une cavité entre ses jambes qui lui donne une sensation de plaisir quand stimulée », vision super triste de la sexualité, dont j’arrive pas trop à dire si c’est une satire volontaire (parce que c’est le personnage connard qui le dit) ou si c’est un manque de recul du film.

Below Sea Level, de Gianfranco Rosi. Documentaire tourné en 2008 sur une communauté vivant dans le désert californien. Les habitants sont des SDFs qui ont choisi de vivre en marge de la société, trouvant que c’était plus facile de s’isoler que de subir les brimades permanentes des forces de l’ordre. La communauté vit sans eau, sans électricité et sans loi, personne ne venant les embêter. Les existences montrées dans le documentaires n’ont pas l’air facile au jour le jour ni de l’avoir été dans le passé, mais on voit qu’ils arrivent à trouver un équilibre entre elleux. On ne voit pas de disputes à l’écran, seulement des moments de partage, de troc ou d’isolement. On voit aussi que la communauté est mixte et avec au moins une personne trans, par contre on ne voit que des blanc⋅he⋅s à l’écran.

La La Land, de Damien Chazelle. Un film sur Hollywood. Un énorme travail sur les couleurs, beaucoup d’hommages (La Fureur de Vivre, Mulholland Drive, les comédies musicales, les comédies romantiques, plein d’autres que j’ai pas su reconnaître), super musique que je vais probablement écouter en boucle. Film de l’année ça me parait un peu trop élogieux, mais j’ai beaucoup aimé, même si ça a les côtés problématiques d’une comédie romantique. La scène d’ouverture est magnifique (honnêtement j’aurais bien aimé qu’elle donne le la (see what I did there) pour le reste du film et que ce soit davantage une comédie musicale) et a dû être un enfer à tourner. Après la romance des deux personnages, aussi centrale qu’elle soit, fait un peu McGuffin pour voir l’évolution de Mia (et en arrière-plan celle de Seb qui sert plutôt à donner des ailes à Mia qu’il n’est vraiment développé).

Mulholland Drive, de David Lynch. Seconde fois que je le revois. Y’a plein de trucs qui restent très peu clairs, mais je trouve qu’on l’appprécie plus la seconde fois.

Livres :
Classe ouvrière et Révolution, de F. Bon et M.-A. Burnier. Livre écrit en 71 autour des questions : le prolétariat est-il toujours une classe révolutionnaire ? Y a-t-il des classes révolutionnaires par nature ? En revenant au texte de Marx et en citant aussi Lénine et Jerry Rubin, les auteurs répondent par la négative aux deux questions : pour eux, le côté révolutionnaire d’une classe vient de sa position dans la société et de circonstances extérieures, pas simplement du fait d’être la classe opprimée dans une configuration donnée. Accessible et assez intéressant, je le trouve étonnamment d’actualité pour un livre écrit en 71.

Le Capital, version manga. Une forme plus légère à lire. Globalement je connaissais déjà pas mal des concepts exposés dedans. J’avais tenté de lire Le Capital à une époque mais c’est assez largement imbuvable, je dois dire. Le livre 1 tel que présenté dans cette version ne m’a pas apporté grand chose, le second était plus intéressant, mais je suis perplexe sur la notion que la plus-value ne peut venir que de la variable d’ajustement salaire. C’est peut-être juste une différence d’époque, mais pour moi si le travail est bien à l’origine de la création de valeur, ce travail peut être effectué par des machines (voire des robots), c’est bien toute la question de la robotisation actuelle de la société.

[REDACTED], by M. Je ne peux pas vous dire grand chose sur cette œuvre, même pas son titre, sinon je serai obligé de vous tuer. Je peux vous dire que ça dérive de l’œuvre de Lemony Snicket, que ça a été écrit dans le cadre d’une série d’énigmes, de mystères et de dissimulations et que si vous cherchez un scénario manichéen, je vous conseille de chercher une autre fanfiction. Excellente lecture, difficilement séparable de son contexte et paratexte néanmoins. Si jamais vous en trouvez une version manuscrite annotée dans une bibliothèque désaffectée et à moitié ravagée par le feu, dans une boîte hermétique arborant discrètement la marque d’une organisation aussi légendaire qu’inconnue, je ne peux que vous recommander de lire quelque chose de plus recommandable et moins fouillis, le Da Vinci Code par exemple.

Le Problème à Trois Corps, de LIU Cixin. J’ai pas été totalement convaincu. L’univers imaginé est intéressant, mais y’a un peu un deus ex machina pour expliquer les mystères du début (même si c’en est un relativement bien pensé), et les relations des personnages paraissent très artificiels (syndrôme classique du héros qui a une femme et un enfant avec lesquels il interagit une fois avant de passer trois heures chez une grand-mère inconnu pour discuter avec elle.

The Vile Village et The Hostile Hospital, de Lemony Snicket. Je relis la série en VO. C’est bien plus sombre que dans mon souvenir et c’est vachement bien. Au final j’ai relu jusqu’à The End. Y’a des incohérences dans la description des conséquences du schisme (enfin on a l’impression que le côté lumineux pensait pas que leurs ennemis retiendrait la localisation de leurs bases et qu’ils ont rien prévu pour les protéger, c’est un peu absurde), mais globalement c’est vachement bien, notamment dans la vision nuancée du monde que ça file aux lecteurices.

Révolution, d’Emmanuel Macron. Je le lis pour me faire une idée sur ses positions, même si je me doute qu’il est bien trop à droite pour moi. Globalement c’est juste décevant en fait. C’est pas original, y’a de grosses ficelles rhétoriques, et c’est très largement à quelques mesures près un programme de droite, favorisant celles et ceux avec du pouvoir et du capital. Beaucoup de lyrisme, de références littéraires, de storytelling, mais peu de chiffres, zéro budgétisation. C’est sûr que c’est plus facile de présenter une « vision » qu’un projet détaillé. Pas mal des trucs présentés ne dépendent pas du tout du président ou du gouvernement (mais plutôt de l’UE, de la société civile, des élus locaux…). Malgré le titre, rien de révolutionnaire. Que des propositions vues ailleurs, même le positionnement politique est préexistant (chez NKM notamment). Grosse déception sur l’écologie, que du greenwashing. Déception sur le revenu de base aussi, totalement évacué comme opposé à l’idée même de travail. Sur entreprise/emploi, sans surprise en faveur de dérégulations massives. Ça va profiter aux patrons, peu de chances que bénéficie à l’emploi et aux employé⋅e⋅s par contre. Sur le sécuritaire, moins pire que d’autres, il est notamment pour la fin de l’État d’urgence. Ça reste pas folichon, pas de compréhension des causes du terrorisme. Sur l’éducation et la politique de la ville/des territoires, des propositions intéressantes, mais seront-elles vraiment appliquées ? Globalement, beaucoup de communication et peu de fond. Somme toute, un candidat de centre-droit classique, clamant être atypique pour des raisons purement marketing.

La Septième Fonction du Langage, de Laurent Binet. Un polar qui imagine que derrière la mort de Roland Barthes en 80 se cachait une conspiration. Un flic bien de droite et un prof de sémiologie de l’Université de Vincennes font équipe pour aller au fond de l’affaire, en rencontrant Todorov, BHL, Giscard, Genette, Foucault, Derrida et bien d’autres. C’est très rigolo, surtout quand on connaît un peu le milieu universitaire, le côté années 80 est très bien rendu, c’est méta, BHL et Sollers en prennent comme il se doit pour leur grade, bref, c’est merveilleux, et c’est par l’auteur qui a aussi écrit HHhH, que j’avais beaucoup aimé aussi.

Penelope Fiction, anonyme. 27 pages de fanfiction décrivant l’éveil de Penelope Fillon à la mer de passivité qu’a été sa vie depuis son mariage avec François Fillon, au féminisme et à l’empowerment. Le produit d’un cerveau malade beaucoup trop fasciné par les gens de droite, mais très bien écrit et très agréable à lire.

Bandes-Dessinées :
Chronique du 115, une histoire du SAMU Social, de Aude Massot. Une bande dessinée sur la fondation et le déroulement des maraudes du SAMU Social. C’est très intéressant mais c’est relativement court pour un sujet pareil. On voudrait plus d’informations sur les personnes rencontrées, l’évolution au cours du temps, les problèmes que rencontre le Samu Social dans le temps…

La présidente et Totalitaire, de François Durpaire et Fabrice Boudjellal. de la politique fiction imaginant l’arrivée du FN au pouvoir. La première est assez glaçante par la justesse des prédictions (plusieurs trucs, notamment l’application d’un État d’urgence permanent, ayant été faits sous le mandat de Hollande), la deuxième paraît plus irréaliste mais bon, j’aurais dit ça de la première il y a quelques années…

L’Essai, de Nicolas Debon. Sur une (vraie) communauté anarchiste construite au début du XXe siècle. C’est intéressant, on a envie de faire des parallèles avec des expériences plus récentes type ZAD. C’est joliment dessiné en plus.