Confinement et conséquences

Well well well, here we are again. Un événement bouleversant, et mon mécanisme de vouloir lire tout ce qui est publié sur le sujet pour tenter de mieux comprendre se réactive.
Je vais recenser ici les liens et textes que je trouve les plus intéressants, histoire que ça ne reste pas que dans ma tête. Je vais publier en l’état, actualiser au fur et à mesure, et potentiellement remanier l’article pour faire des catégories, rajouter mon ressenti personnel de la situation.

Sur l’épidémie elle-même :

Sur la gestion de la crise par le gouvernement :
Je suis très en colère contre ce gouvernement. Je veux dire, j’étais déjà bien vénère contre elleux avant le début de la crise sanitaire, mais là on atteint un niveau où ce n’est plus seulement une colère sur le plan intellectuel mais un truc qui vient des tripes. Il y a une arrogance, une nullité dans la communication, un refus de reconnaître leurs erreurs, leur méconnaissance du sujet, qui dans cette situation est criminelle.

Sur les différences de vécu de l’expérience du confinement, et leurs médiatisations :

  • Parodie de journal de confinement :

Confinement et santé mentale :

Divers :

  • Survivre au virus – une méthode anarchiste, sur Mars-infos auto-organisation face à l’urgence sanitaire
  • This Is Not the Apocalypse You Were Looking For, de Laurie Penny, sur Wired
    Les représentations culturelles de l’apocalypse ne correspondent en rien à ce qui nous arrive.
  • Humans are not the virus. Don’t be an ecofascist, sur wearyourvoice.
    L’article est intéressant en soi, mais je suis pas convaincu par le terme écofascisme. Jean-Baptiste Fressoz affirme que pendant qu’on fantasme un écofascisme, on est actuellement beaucoup plus sur des dérives autoritaires qui vont de pair avec la promotion de l’industrie lourde, et que la vraie menace reste le thermofascisme. Quand on vous vend parle d’écofascisme, on cherche à trouver des aspects positifs à un fascisme dont le programme sera bien plus le fascisme que l’écologie, et promouvra sans souci l’industrialisation pour ses happy few. Bref c’est du greenwashing du fascisme, rien de plus profond.

C’est tout pour le moment, je rajouterai des trucs au fil de mes lectures, et j’essayerai de développer un peu plus mon analyse propre au delà de la liste de liens. On verra.

Star Wars IX : The Rise of Skywalker, de JJ Abrams

C’était… chiant. J’ai fini par regarder le film en x1,5 parce que je voulais quand même savoir ce qui se passait mais que j’étais vraiment saoulé par le déroulement de l’histoire. Y’a pas de construction des personnages, y’a 4000 retournements de situation ce qui fait qu’on a zéro enjeu qui crée de la tension, dont tous les morts qui reviennent à la vie et font des trucs. Y’a yet another menace de destruction de planètes comme dans les trois précédents, encore plus puissantes que les fois précédentes. Eh bah c’est super.

Les gens se baladent toujours d’un bout à l’autre de la galaxie en 5 minutes pour voir le village unique d’une planète entière (sérieusement, l’ensemble de la Galaxie tient sur la carte de Breath of the Wild, c’est vraiment mal dimensionné). Trop de persos secondaires, de lignes narratives introduites et aussitôt jetées. C’est du scenario design by committee.
Y’a des trucs très jolis visuellement par contre (l’Empereur raccordé à une machine, les ruines de l’Étoile de la Mort), mais ça n’en rend que plus frustrant le grand n’importe quoi scénaristique.

Bref, je ne recommande pas.

Ministry of Space de Warren Ellis

Comic uchronique du début du XXIe. Durant les dernières heures de la Seconde Guerre Mondiale, les forces anglaises tentent un gambit et enlèvent l’ensemble des scientifiques allemands qui travaillaient sur le programme V-2. Armée de ces connaissances, l’Angleterre va développer seule dans son coin un programme spatial, et étendre l’Empire au delà du globe terrestre. Le récit alterne entre 2001, la date du premier lancement spatial américain, et les différentes étapes du programme spatial anglais, de 46 aux années 70s. Intéressant dans ce qu’il montre d’un développement différent de la course à l’espace et des développement sociaux de l’Angleterre, et dans les questions qu’il pose sur le coût (financier et moral) du développement d’un tel programme.

Vivarium, de Lorcan Finnegan

Film fantastique de 2020, sur l’aliénation que représentent la vie pavillonnaire et la cellule familiale nucléaire. Il y a 50 ans, ça aurait été particulièrement subversif. Donc bon, le fond du film me laisse perplexe, mais visuellement c’est plutôt réussi. Un couple visite une maison-témoin dans un lotissement tout juste construit. L’agent immobilier les plante là, et ils se rendent compte qu’il leur est impossible de sortir du lotissement. Ils se résignent à habiter là, et remplissent leurs journées comme ils peuvent. La représentation du lotissement comme pile dans l’uncanny valley est assez réussi. Tout est parfait et immuable, les maisons sont toutes identiques, les nuages ressemblent tous à des nuages, le soleil est toujours radieux.

Sympa mais sans plus.

El Hoyo, de Galder Gaztelu-Urrutia

Film de science-fiction espagnol. Un homme se réveille au sein du Trou, une structure carcérale consistant en un empilement d’étages où vivent à chaque fois deux personnes. Chaque jour, une table descend à travers les niveaux, et chacun se nourrit à son tour. Si les premiers niveaux se gavent, rapidement la table est vide… La métaphore sociale n’est pas ultra subtile, mais le film est bien réalisé, et visuellement réussi. Y’a une forte vibe Transperceneige.

Free Solo, de Jimmy Chin et Elizabeth Chai Vasarhelyi

Documentaire sur l’ascension d’El Capitan, une paroi rocheuse de 900m à mains nues et sans dispositif de sécurité, par Alex Honnold.

Le film montre la préparation d’Honnold, sa pratique de l’escalade, sa relation à ses proches et sa compagne, sa relation avec l’équipe de tournage. On voit ses incertitudes sur ce projet, la peur de son entourage et celle des réalisateurs, inquiets que la présence des caméras soient une pression supplémentaire sur le grimpeur et qu’ils se retrouvent à assister à et filmer sa chute et sa mort. C’est intéressant en terme d’autoréflexivité, c’est impressionnant en terme d’escalade. On voit Honnold tenter l’ascension une première fois et renoncer à un quart du parcours, ne le sentant pas, avant de retenter quelques mois plus tard et finalement réussir.

Un point sur lequel je suis ambivalent est qu’Honnold n’est pas très sympathique. Le film montre clairement qu’il est totalement dévoré par la passion de l’escalade, qu’il fait tout passer après, et qu’il a du mal avec les relations interpersonnelles et la communication, ce n’est pas mis sous le tapis. Mais en même temps, vu que le sujet principal du film est son exploit sportif, il est assez héroïsé par le dispositif du film, du coup c’est difficile de voir si le film a une position là-dessus.

Perso j’en suis sorti en me disant que ok c’était très impressionnant comme exploit, mais qu’il aurait mieux fait de ne pas le faire, pas dans ces conditions, avec ces impacts sur son entourage. Et euh, faut clairement qu’il réfléchisse à la place qu’il laisse à sa compagne dans sa vie.

Turron d’Arrey

Dernière randonnée avant le confinement. Nous sommes partis à deux au Turron d’Arrey, petit sommet des contreforts pyrénéens, culminant à 1200m. On a commencé par une ascension bien brumeuse, on a rapidement vu juste le chemin, et on est arrivé dans un sommet d’où on ne voyait rien. Puis en redescendant par l’autre côté la brume s’est levée, et là super panorama. Du coup on a pas mal modifié notre trajet en chemin pour aller voir les trucs sympas au loin (enfin au loin mais pas trop).

Aperçu
Dernières terres avant la brume
La suite
Au bord
Turron d’Arrey vu depuis la crête d’à-côté
Les ennuis commencent (on s’est planté de chemin, on a décidé de désescalader un truc super raide)
Turron et verdure